Mardi 5 juin 2007 2 05 /06 /2007 08:11
Aujourd'hui le département a organisé une conférence avec une femme géniale, l'écrivain Maryse Condé. Comme je suis inculte, je n'avais jamais entendu parle d'elle, mais je l'ai trouvé  incroyable et je rêve de lire ses bouquins.
Je vous mets un petit résumé de sa vie :
 
   
Maryse Condé est née le 11 février 1937 à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) où sa scolarité secondaire s'est déroulée avant qu'elle ne vienne à Paris étudier les Lettres Classiques à la Sorbonne.  En 1960, elle se marie au comédien Mamadou Condé et part pour la Guinée où elle affronte les problèmes inhérents aux États nouvellement indépendants.  Après son divorce, elle continue de séjourner en Afrique (au Ghana et au Sénégal notamment) avec ses quatre enfants.  De retour en France en 1973, elle se remarie à Richard Philcox, enseigne dans diverses universités et entame sa carrière de romancière.  Après la publication de Ségou, son quatrième roman, elle rentre en Guadeloupe.  Cependant, elle quitte bientôt son île natale pour s'établir aux USA où elle enseigne aujourd'hui à Columbia University.  Ses oeuvres principales sont Heremakhonon (1976), Ségou (2 volumes, 1984-85), Desirada (1997), Célanire cou-coupé (2000).


Elle a expliqué son rapport à l'Afrique en tant qu'Antillaise, la façon dont elle s'était réappriopiré de manière critique l'héritage de Césaire, qui idéalisait l'Afrique sans jamais y avoir vraiment mis les pieds etc...
Ses livres ont l'air géniaux, elle a écrit sur le Gabon, le Mali, l'Afrique du Sud...

Elle a aussi posé la question du rôle l'écrivain, et notamment le problème  du politique dans la littérature. A la différence de Stendhal, qui considère la politique en littérature comme un coup de feu dans un concert, M.Condé pense qu'un roman n'a pas de valeur s'il ne porte un message politique.
Mais ce que j'ai aimé dans son discours, c'est qu'on sentait aussi l'écrivain, qui préserve des considérations esthétiques, et qui explique la façon dont elle est traversée par l'écriture. Je n'avais jamais entendu d'érivain parler de son travail auparavant, j'ai trouvé ça fascinant.

C'est fou quand même à quel point je peux ignorer cette littérature francophone, je trouve qu'il y a un vrai problème dans notre formation littéraire... Les seuls autres auteurs africains que je connais sont  Ahmadou Kourouma, grâce à Carine, et André Brink grâce à  un cours d'anglais en 1e.


Après on a eu un dîner avec les gens du département, pour célebrer la venue de cette femme  incroyable, et  Jennifer était complètement pêtée. Elle a fini la soirée en expliquant à ma chef (la royaliste), qu'elle tutoie alors qu'elle la connais depuis deux semaines, tandis que moi je la vouvois encore, qu'il fallait aller faire une mamo ensemble, et qu'avoir des grosses fesses c'était pas grave tant qu'on avait de petits seins, car on avait tjs un endroit par où faire passer ses vêtements...
Par Mariannou
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